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Solaris

Solaris est une planète mystérieuse qu’étudie une station orbitale. D’étranges phénomènes s’y sont produits. Un physicien s’est donné la mort, et deux autres sont devenus fous. Kris Kelvin, un scientifique spécialisé en psychologie, y est envoyé en mission. À peine arrivé, il croit sentir une forme de vie non humaine à bord de la station...

Synopsis

l'Histoire

GRAND PRIX DU JURY ET PRIX FIPRESCI - CANNES 1972

Solaris est une planète mystérieuse qu’étudie une station orbitale. D’étranges phénomènes s’y sont produits. Un physicien s’est donné la mort, et deux autres sont devenus fous. Kris Kelvin, un scientifique spécialisé en psychologie, y est envoyé en mission.

À peine arrivé, il croit sentir une forme de vie non humaine à bord de la station. Une femme lui apparaît, qui devient sa maîtresse. Elle n’est que le double de sa propre femme, qui s’est suicidée quelques années plus tôt, par sa faute. Elle disparaît ou surgit au gré de ses désirs. Il comprend que la planète Solaris fonctionne comme une mémoire affective, qui matérialise les pulsions de ceux qui l’approchent...

  • Info 1972, 167 minutes, Union soviétique
  • Réalisation Andreï Tarkovski
  • Scénario Andreï Tarkovski et Friedrich Gorenstein, d’après le roman de Stanislas Lem
  • Photographie Vadim Ioussov
  • Son Semion Litvinov
  • Musique Edouard Artemiev et Johann Sebastian Bach
  • Interprétation Donatas Banionis (Kris), Natalia Bondartchouk (Hari), Jüri Järvet (Snaut), Anatoli Solonitsyne (Sartorius), Nikolaï Grinko (le père de Kris)
  • Production Viatcheslav Tarassov, pour Mosfilm

l'Auteur

LE POINT DE VUE DE...

Conçu par Mosfilm comme une réponse « soviétique » à 2001, l’Odyssée de l’espace (1968), film que Tarkovski détestait pour son abus de références technologiques, Solaris a été l’un de ses films les moins bien reçus par la critique lors de sa sortie, en dépit de ses prix. Aujourd’hui réévalué, tant il montre l’extraordinaire palette du cinéaste russe, il oppose clairement deux mondes : celui de la science et de ses expérimentations et celui de la nature, la Terre ultime refuge. La conscience dostoïevskienne, forcément déchirée par la culpabilité, de Kris Kelvin navigue entre les deux, tandis que la planète Solaris, comme forme de transcendance, reste définitivement un mystère pour la science.

Bertrand Bacqué
Bertrand Bacqué Membre du comité cinéma